« Le soleil vient de se lever, encore une belle journée, c’est l’heure de se désynchroniser, c’est l’aurore en été ! Que l’on soit grand ou bien petit, à chaque âge il est notre ami, l’ami pour se désynchroniser, c’est le VELO de matinée ! ». Hey on pourrait presque en faire une chanson de publicité pour une boisson au petit déjeuner ! (je sais mon humour est toujours au top…)
ENFIN BREF… Vous l’avez compris, c’est samedi, c’est l’été, c’est le petit matin (car il doit être aux environs de 6h), quelle meilleure circonstance pour faire un petit VELO (technique d’oscillation énergétique) et tenter une désynchronisation ? Assurément, le matin entre 5h et 10h c’est le créneau avec le taux de réussite le plus élevé. Pourquoi ? Car selon moi c’est le moment où le corps physique peut facilement repartir en stase mais que l’on est assez reposé pour ne pas sombrer dans l’inconscience du sommeil.
La phase de sortie et décollage :
Donc je suis allongé sur le dos dans mon lit. Je décide de faire un petit VELO car c’est clairement le moment idéal et que ça fait un petit bout de temps que je ne m’étais pas décidé à faire un quelconque effort pour provoquer un état vibratoire. Très vite (au bout de quelques minutes), les premières vibrations arrivent. Parfait, il suffit de les amplifier en redoublant de concentration sur l’oscillation. Ça fonctionne assez aisément une fois qu’on a le truc. Mon écran mental est alors envahit par une lumière blanche brillante. Habitué à ces perceptions, je sais que je suis sur la bonne voie. Cependant, un détail qui n’est pas si rare vient un peu me gêner… c’est la fameuse collusion sensorielle (fait de ressentir des perceptions venant du corps physique et du corps astral en même temps) dont j’ai parlé dans l’article précédent sur la phase de désynchronisation (que vous pouvez retrouver en cliquant ici). Non seulement je sens mon corps physique respirer mais en plus il a des difficultés à le faire car j’ai le nez un peu pris. Ça se complique car même si les vibrations sont fortes j’ai peur que ma difficulté respiratoire finisse par me réveiller. Je redouble de concentration sur l’oscillation ce qui me permet d’atteindre des vibrations extrêmement intenses. À ce stade j’émets une intention puissante de décoller. Je sens alors ma jambe droite qui se met à « gonfler » et sort (quasiment en faisant une sorte de bond) de sa concordance d’avec sa contrepartie physique. Je continue et c’est au tour de la jambe gauche de faire exactement la même chose. Là, je commence à me dire qu’on est pas trop mal et cela malgré la sphère respiratoire qui pose toujours problème. Je persiste encore et toujours pour me concentrer sur l’oscillation et l’intention de décoller. Soudain, le corps entier paraît gonfler et commence à décoller comme un ballon. Enfin on y est ! Je décolle de quelques dizaines de centimètres puis je me sens me porter en « pilote automatique » sur le bord de mon lit pour y finir en position assise.
(Petite parenthèse sur le pilote automatique qui est assez fréquent chez les expérienceurs :
Lors de certains décollages, le corps astral se meut et se redresse tout seul de manière fluide et sans accrocs. Une fois redressé, l’expérienceur peut reprendre le contrôle. Comme toujours vous pouvez retrouver des informations à ce sujet dans le livre de Sylvan Muldoon « La projection du corps astral ».)
Le mode automatique s’arrête et je sais que maintenant j’ai le contrôle. Comme souvent dans la zone proche du corps je ne vois rien, je suis dans le noir. Les problèmes de respirations se font toujours sentir. Je décide de m’éloigner. Je me lève et fais deux pas quand d’un seul coup je me sens chuter à une vitesse vertigineuse vers le bas et tête la première. C’est une sensation très similaire à la chute libre effectuée lors d’un saut de parachutisme pour ceux qui en ont fait l’expérience. Je sens vraiment la vitesse de la chute avec un frottement semblable à celui de l’air lors d’une chute libre. La collusion sensorielle me paraît un brin moins forte mais est toujours là. La tombée me semble durer un moment. Pendant que je tombe, je pense justement à Muldoon. Il estimait la distance du champ d’activité du câble astral (zone de perturbation des perceptions du corps astral comme la vue et la mobilité dû à la proximité avec le corps physique) à quelques mètres. Mais je me dis que comme cela fait un moment que je tombe à une vitesse excessive j’ai du parcourir des centaines de mètres et que par conséquent j’aurais dû en sortir depuis un moment. C’est sûrement plus complexe qu’une simple unité de mesure de distance « physique ». Quoi qu’il en soit, au bout d’un certain temps dans ma chute (ce qui m’a semblé 1 à 2 minutes) j’aperçois que je traverse une sorte de tunnel gris foncé, quasi noir. Cela dure quelques secondes avant que d’un seul coup je sois stoppé en m’écrasant de tout mon long sur un sol. Je sens ma joue et mes mains plaquées contre le sol.
La phase d’exploration :
Donc je suis allongé à plat ventre, face contre terre sur une surface qui n’est autre que du carrelage (non je ne suis pas tombé de mon lit > bonne blague^^). La vue est arrivée et je peux distinguer que le carrelage est blanc avec des petits motifs noirs. Je me relève et quel grand plaisir de constater que je ne sens plus du tout la collusion sensorielle (je ne sens plus du tout la respiration du corps physique). C’est un soulagement car je me dis que je vais pouvoir explorer librement sans que cela puisse me provoquer un réveil. La vue est présente ainsi que cette sensation si particulière d’être dans un état de conscience inhabituel. Car ça ne paraît rien dit comme ça mais de se retrouver debout sans son corps physique, dans un lieu inconnu, en étant totalement conscient est toujours quelque chose d’extraordinaire à vivre même après de nombreuses expériences. On est tout de suite pris d’enthousiasme mais aussi d’une certaine fébrilité car on sait qu’on a peu de temps devant nous pour effectuer notre exploration qui peut s’arrêter à n’importe quel instant. On est un peu en mode « Fort Boyard » : on sait qu’on doit faire vite pour trouver des indices car le sablier du temps s’épuise à vive allure. Sans parler de tout ce qui peut amener au réveil instantané : klaxon, sirène des pompiers, aboiement du chien des voisins, chat qui vous saute dessus, moustique qui vient vous piquer et le terrible coup de coude du conjoint pour ceux qui dorment à deux (liste non exhaustive).
Je constate immédiatement qu’il fait très sombre. Parfois cela peut être dû à des perturbations du corps astral (comme une charge d’énergie trop importante) mais je sens que ce n’est pas le cas et que ça vient simplement de l’environnement dans lequel je suis. Je regarde autour de moi et je suis visiblement dans le hall d’une habitation. Le hall car je vois clairement ce qui s’apparente à une porte d’entrée, des vestes accrochées à un porte manteau et plusieurs portes et un petit couloir. Une première chose notable est que l’appartement est décoré de manière très « à l’ancienne ». Cela ressemble beaucoup au style « années 50 ». Comme toujours, j’aime bien toucher les choses pour vérifier leur solidité, ce que je fais avec les vestes pendues sur le porte manteau fixé au mur. La sensation est tout à fait similaire à la réalité physique ce qui est extrêmement bluffant. J’en profite pour regarder mes mains (c’est une habitude que j’ai prise pour voir à quoi ressemble mon corps à chaque fois que je fais une expérience). Elles me paraissent « normales » (normales dans le sens elle ressemble à des mains humaines avec la couleur peau humaine) mais dans la pénombre je ne les vois pas bien et je veux plus de détails. J’aperçois une pièce dont il se dégage une luminosité plus importante et me dirige vers elle. À l’intérieur, je vois un frigo gris métallisé (comme les petits frigos américains des années 50 avec les bords arrondis) et comprends que c’est la cuisine. Il y a deux petites fenêtres carrées qui laissent passer de la lumière blanche. Je m’approche de celles-ci et me dis que je vais mettre mes mains devant la lumière pour voir tous les détails. Je monte sur un petit meuble (les fenêtres sont un peu en hauteur) et je mets donc mes mains face à la lumière. Première surprise, au lieu de voir les détails (comme quand on met ses mains face à un rayon de soleil), mes mains au contact de cette lumière qui est blanche deviennent translucides (gardant la couleur naturelle mais translucide > c’est-à-dire que je peux voir à travers elles). Je trouve ça assez étonnant car c’est la première fois que j’observe cet effet. Cependant, je ne m’attarde pas et je redescends pour me concentrer sur mes perceptions. La première sensation qui me vient est que l’appartement me semble fortement familier. J’ai presque l’impression que c’est « chez moi », que c’est mon appartement. La deuxième sensation est moins agréable. L’ambiance (pour ne pas dire l’énergie du lieu) me paraît incommodante et lourde. Je sens comme un malaise et également une tristesse qui se dégage de l’atmosphère. À ce moment là me vient une pensée peu plaisante de me dire que si c’est un lieu extra-physique et que c’est bien chez moi comme je le ressens cela signifie que je viens d’un monde pas très élevé avec une atmosphère pesante et que donc je dois être un être peu évolué ce qui ne me réjouit pas (c’est évidemment de la surinterprétation car de nombreuses explications peuvent expliquer ce ressenti mais c’est ce que j’ai pensé sur le coup).
Je me dis ensuite qu’il me faut trouver d’autres indices. Je décide alors à ouvrir le petit frigo pour voir si le contenu est normal ou si j’y trouve des choses particulières. Je l’ouvre mais il est vide. Sauf que… d’un seul coup il se met à se remplir à la vitesse de mes pensées avec ce que j’aurais trouvé « normal » de découvrir dedans. Apparaissent alors instantanément : des fruits, des légumes, des yaourts et même un pot de graine germée. Encore un phénomène étrange. Intérieurement je me questionne alors : « Suis-je dans un rêve lucide pour faire apparaître ces choses avec ma pensée ?… pourtant d’habitude pour faire apparaître des objets lors de rêve lucide je dois me concentrer fermement et cela n’apparaît pas comme ça. De plus, ils apparaissent uniquement dans le frigo et pas tout autour de moi ». Du coup, je décide de bien regarder en détail les aliments nouvellement apparus. Et là encore surprise ! Ils scintillent et semblent faits de lumière ce qui n’est pas sans me rappeler d’anciennes expériences. Malgré ça, je reste sur mes gardes car je mets un point d’honneur à ne pas me faire duper par un « simple » rêve lucide (on en reparle dans l’analyse à la fin de l’article). J’hésite un instant à essayer de faire la technique du « brise rêve » pour en avoir le cœur net mais je me rétracte et décide de continuer d’explorer et trouver peut-être d’autres indices. Je me dis alors que de trouver quelqu’un pourrait éventuellement m’aider dans cette tâche. Il faut que je trouve le moyen de quitter ce sombre appartement. Je visite et trouve une chambre avec une fenêtre et des volets fermés (pas étonnant qu’il fasse sombre). J’ouvre la fenêtre et les volets. Il fait plein jour. Je comprends que j’étais bien dans un appartement et me trouve au quatrième étage d’un immeuble. La façade de celui-ci est vétuste ainsi que celle de l’immeuble à côté. Les appartements ont des petits balcons. Devant l’immeuble une rue avec des grands arbres qui bordent la rue (comme d’hab quoi^^) et un fourmillement de gens qui sont visiblement aussi occupés que dans n’importe quelle ville traditionnelle vu leur démarche à « pas rapides ». Je ne vois pas de véhicule, ils sont tous à pieds. La chose la plus frappante est que tout comme pour l’appartement du style « années 50 », ils sont habillés à la mode des années 50 mais avec le « style ouvriers » (pantalon, chemise, petit gilet et même parfois béret… je sais c’est complètement dingue^^). Après ce n’est pas tout à fait comme dans les années 50 de chez nous le style y ressemble beaucoup mais c’est un peu différent quand même. De ce fait, content d’avoir trouvé du monde je crie à la rue du haut de ma fenêtre : « OÙ EST-ON ICI ?! ». Un monsieur dans la rue s’arrête et me crie ce qu’on peut traduire approximativement par : « COMMENT ÇA OÙ EST-ON ?! ». Je me sens un peu bête car effectivement ma question n’est pas précise. Le temps de ma réflexion je vois sur ma gauche accoudée à un balcon une femme avec de l’embonpoint de 40-45 ans, cheveux châtains au carré avec une mine pas très réjouie ni sympathique qui me regarde bizarrement. Je me dis que décidément mon ressenti sur cette endroit à l’ambiance malaisante se confirme. (STOP INFO : je rappelle que tout ceci (pensées et actions) se passe très vite du fait qu’on est hyper pressé de peur que l’expérience s’arrête donc on ne prend pas toujours le temps de bien réfléchir avant d’agir ou de communiquer). Je réponds au monsieur : « JE VEUX DIRE ON EST SUR QUELLE PLANETE ?! ». Et là il me répond sur un ton que j’ai senti un poil moqueur : « BAH ON EST SUR LA TERRE ! ». Sur le coup, je me suis dis sans trop réfléchir mais c’est impossible car je viens de la Terre… donc j’ai répondu : « C’EST IMPOSSIBLE CAR MOI JE VIENS DE LA TERRE ! ». Et là il m’a répondu toujours sur son ton moqueur « PAS DU MÊME ENDROIT DE LA TERRE! ». J’ai été un peu décontenancé par cette réponse puis me suis senti bête. En réfléchissant je me suis dit qu’après tout beaucoup d’expérienceurs parlent de colonies extra-physiques et c’est peut-être ce qu’il voulait dire. Je décide alors de descendre. Je passe par dessus la fenêtre et entame une descente en escaladant les balcons dont certains étaient un peu effrités. Pendant que je descends et que je suis en train de galérer à m’accrocher aux murets des balcons, je vois la dame accoudée au balcon qui me fixe toujours avec un air qui semble dire « mais qu’est ce qu’il fait ce benêt? » et en même temps « ce qu’il fait n’est pas étonnant ». Comme si elle savait que j’étais différent. Puis arrivé au 2ième étage non sans mal, je me dis intérieurement mais pourquoi je descends en escaladant alors que je suis en train de dormir tranquillement ? J’ai juste à me laisser tomber il ne peut rien m’arriver. (STOP INFO 2 la réalité de l’expérience était telle qu’elle faisait oublier ma condition). Aussitôt pensé, aussitôt fait. Je me lâche sans que l’arrivée au sol ne me cause une quelconque douleur et me retrouve donc au niveau de la rue. J’en profite pour bien observer. Encore une fois tout me paraît très familier avec cette impression d’être chez moi, dans mon quartier. C’est pas très beau, on dirait un bas quartier mal entretenu. De nouveau cette réflexion de me dire que si c’est bien chez moi c’est pas la joie. Dans le défilement des personnes qui sont habillées comme des ouvriers des années 50 une chose est frappante. Il n’y a pas d’enfants ni de personnes âgées. Tous semblent avoir entre 25 et 45 ans. Je pense tout de suite à des témoignages de NDE qui racontent que tout le monde est beau et jeune. Mais là ce n’est pas le cas. Les personnes sont toutes jeunes certes, mais ne sont pas toutes belles. Je voyais tout parfaitement. Pour vous dire le niveau de détail était tel que je pouvais voir qu’une passante avait de l’acné. Autre constatation, les personnes avaient l’air un peu tristes et blasées (vous voyez le type d’ambiance à la couloir du métro parisien…). Bon me voilà dans la rue et maintenant ? Que faire ? C’est pendant que je me pose cette question qu’une jeune femme brune aux cheveux longs et détachés portant une longue robe noire à l’allure beaucoup plus attractive et élégante que les autres (en gros totalement différente des autres) arrive dans mon dos et me lance sans préambule ni présentation une question : « Connais-tu cette personne ? ». En me lâchant cette interrogation elle me désigne une autre jeune femme qui était quelques mètres plus loin dans la rue et de dos en train de discuter avec un groupe de personnes. À l’instant même où la jeune femme brune me lance la question, la jeune femme blonde se retourne aussitôt vers moi. Et là… je me prends une littéralement une grande claque frontale. Déjà, c’est comme si ma vision avait immédiatement zoomé vers elle pour que je la vois de manière rapprochée. Ce fût tellement impactant que je pense que je garderai très longtemps son image gravée dans ma mémoire. Celle-ci était blonde avec les cheveux attachés en chignon. Tout comme les autres personnes ses vêtements (un peu sales) étaient du style « ouvriers des années 50 ». Elle portait de grosses chaussures comme des chaussures de chantier marron, un pantalon et une veste couleur « jean » et une chemise blanche sous un petit gilet marron clair. Son visage n’était pas spécialement beau avec un menton très avancé. Ensuite, le regard qu’elle m’a lancé était très poignant. Ce regard avec ses yeux bleus clairs était extrêmement chargé en émotions. C’est comme si je ressentais tout ce qu’elle pensait à ce moment là. De manière générale, elle avait l’air de souffrir un peu comme tous les êtres de cet endroit. De manière relative à la situation, elle avait l’air de me connaître et ressentait quelque chose de bizarre à mon égard. Comme si elle m’en voulait un peu pour une raison que j’ignore mais qui flairait comme une sorte d’abandon. Quant à son regard, il me parlait et me disait quelque chose du genre : « on va voir si tu te souviens de moi » mais aussi « j’ai envie que tu te souviennes de moi mais je sais que ta condition actuelle risque de faire que ce ne soit pas le cas ». Me concernant, en la voyant, j’ai tout de suite ressenti un sentiment familier. J’ai su tout de suite qu’elle me connaissait et que je la connaissais. Tout ça a créé une sorte de vague intense et douloureuse que j’ai pris en pleine face alors que je ne m’y attendais pas du tout quelques secondes plus tôt.
Donc son regard disait « on va voir si tu te souviens ». La jolie femme brune qui avait lancé un énorme pavé dans la marre avec sa question avait l’air curieuse elle aussi de savoir si j’allais réussir à me souvenir. Elle aussi semblait voir que ma condition était particulière. Tout ça m’a mis un peu la pression pour donner ma réponse. Je me suis donc concentré afin de faire travailler ma mémoire pour que surgisse un souvenir. Mais malgré les efforts fournis il n’y eut absolument rien. Je n’ai donc rien trouvé de mieux que de répondre « je suis désolé mais je ne me souviens pas ». Sans rien dire la jeune femme blonde s’est retournée instantanément comme si de rien n’était et a repris la discussion avec son groupe. De toute façon, elle se doutait que je n’y arriverais pas. J’ai alors pensé qu’entre la dame accoudée au balcon, le monsieur au ton moqueur de la rue et ces deux jeunes femmes, tous avaient l’air de voir que j’avais un « truc » qui faisait qu’on voyait que je n’étais pas d’ici (ou comme eux). Et la confirmation ne se fit pas attendre puisque la jeune femme brune me lança alors : « Tu viens de la Terre physique n’est-ce pas ? ». Là, je compris que quelque chose devait vraiment se voir. J’ai répondu simplement : « Oui ». Et me répliqua : « J’aimerais te poser des questions pour savoir comment c’est et ce qu’on ressent là-bas ». Un peu étonné mais quelque part amusé par cette question, je m’apprêtais à lui demander ce qu’elle voulait savoir mais malheureusement pour elle comme pour moi c’est là que d’un seul coup l’expérience s’arrêta. Sans prévenir je me suis réveillé dans mon lit sur notre bonne vieille Terre cette fois-ci. Les yeux fermés j’ai pris le temps de ressentir la bribe de vibrations restantes qui s’estompe extrêmement rapidement après ce genre d’expérience (comme s’il n’y avait plus de jus car l’expérience avait été assez longue). La première chose à laquelle j’ai pensé, c’est ce regard intense qui s’est gravé en moi. Une certaine tristesse de ne pas avoir réussi à me souvenir et cela même si la personne s’attendait à ce que je ne me souvienne pas. Et évidemment la tristesse de cette personne que je connais apparemment qui a l’air en souffrance pour des raisons qui m’échappent. Quoi qu’il en soit cette expérience fût très intense.
Analyse des éléments de l’expérience :
Début de l’exercice du VELO : 6h
Phase de désynchronisation estimée vers 6h30
Fin de l’expérience : 7h30
La phase de désynchronisation :
– Sortie directe car aucune perte de conscience entre le début de l’exercice du VELO et le début de la désynchronisation. Aucune perte de conscience dans l’expérience jusqu’au réveil.
– Des étapes classiques de certaines désynchronisations : les vibrations, la lumière blanche, le gonflement, le décollage, le redressement automatique.
– Ensuite, il y a eu la phase de chute libre. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive ni même l’arrivée en « écrasement au sol » avec le retour de la vue à ce moment là. De nombreuses expériences ont commencées ainsi. Ce point est important concernant la classification car au final je n’ai pas de souvenir de rêves lucides qui commencent ainsi.
– Première fois que je vois un tunnel quelques secondes avant le « crash » > Est-ce que d’habitude je ne le vois pas ? Est ce que je ne l’ai vu que quelques secondes avant le « crash » car la vue commence à revenir à la fin de la chute ? Est-ce que depuis le départ en réalité la chute était dans un tunnel ? Qu’est-ce que ce tunnel ? Est-ce un passage d’une dimension à une autre ?
La phase d’exploration :
– Les mains translucides à la lumière sont intrigantes. Première fois que je les vois ainsi. D’habitude je les vois soit normales, soit normales avec une lumière bleuté ou dans les expériences les plus prenantes faites de petits points de lumière.
– Le frigo : l’apparition instantanée des aliments suivant la pensée peut poser question. En effet, pendant l’expérience même je me suis posé la question du rêve lucide. Mais beaucoup d’éléments n’allaient pas dans ce sens. Déjà, au minimum il y a bien eu sortie au départ (mais contrairement à beaucoup je ne trouve pas que ce soit toujours suffisant pour l’estampiller de sortie authentique cf dernier article). Ensuite, l’aspect de l’environnement en général ne semblait pas similaire à celui rencontré dans un rêve lucide. D’ailleurs l’aspect des aliments (faits de lumière) me rappelait certains objets et entités rencontrés en sortie (que j’ai estampillé authentique). La facilité d’apparition (de manière instantanée) ne rejoint pas les expériences de créations d’objets en rêve lucide où il me faut une grande concentration (mais bon ça ne prouve rien peut-être que j’étais meilleur que d’habitude^^)
– Les personnages rencontrés peuvent-ils donner une indication sur la nature de l’expérience ? Comme dit dans le récit d’expérience, tous avaient l’air de me regarder bizarrement et de savoir que je n’appartenais pas à leur « monde » > (chose que je n’ai jamais rencontré à ce jour dans des dizaines de rêves lucides). Les dialogues étaient fluides et cohérents et les personnages rencontrés lors de rêves lucides perdent d’habitude (dans les miens) toute cohérence et n’interagissent plus du tout avec moi à partir du moment où je deviens lucide. Mes quelques essais d’entrer en contact avec des personnages en rêve lucide furent un échec ce qui n’était pas le cas ici.
– La femme blonde. Sa rencontre fut assez incroyable et intense. Encore une fois aucun personnage de rêve lucide ne m’a fait cet effet là ni ressentir des émotions comme décrit ici.
– La femme brune. Même si je n’ai eu aucune émotion particulière envers elle, ça reste le personnage le plus intriguant de l’expérience. Elle dénotait complètement avec le reste du monde et semblait elle aussi une étrangère. Pourquoi m’a-t-elle fait rencontrer la femme blonde ? Et comment savait-elle qu’un lien semblait nous unir ? J’ai le sentiment qu’elle savait beaucoup de choses et qu’elle n’était pas là par hasard. Dommage que notre conversation ait été arrêtée.
– Le lieu. Il me paraissait familier avec une atmosphère de travail et de tristesse. On m’a répondu que c’était sur Terre mais « pas au même endroit sur Terre ». Cela faisait-il référence à une colonie extra-physique dont ont parlé de nombreux expérienceurs ? Ce sont des sortes de colonies proches du plan physique avec quasiment les mêmes propriétés et peuplées par des entités extra physiques. Ces colonies peuvent être plus ou moins heureuses et avancées.
Conclusion :
Il y aurait encore beaucoup à dire et une foultitude d’hypothèses pourrait être posée. Cette expérience reflète parfaitement ce dont je parlais dans mon dernier article à savoir les états intermédiaires. Une expérience qui ne colle pas avec les rêves lucides et qui est plus intense que ces derniers mais dont il n’y a pas d’élément de la réalité physique pour la confirmer si ce n’est lors de la phase de décollage (dans la chambre). De plus, étant différente de certaines expériences avec un corps de lumière bien plus développé et poussé on peut parfois se poser des questions sur sa nature. La seule réponse selon moi est (comme je l’ai précisé encore une fois dans le dernier article) qu’il existe différents types de sortie hors-du-corps avec des états de conscience différents. La seule binarité entre rêve lucide et sortie avec corps de lumière super puissant ne permet pas d’expliquer tous les phénomènes.
Une échelle des états dont j’ai pu faire l’expérience pourrait grossièrement être décrite ainsi :
Simple rêve
Rêve intense
Rêve lucide
Sortie à différents niveaux (= états intermédiaires : désynchronisation certaine > éloignement du corps physique > expérience du type de celle d’aujourd’hui)
Sortie avec corps de lumière
Affaire à suivre…
Kevin Linden
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Merci pour ce compte rendu d’expérience, toujours aussi intéressant !
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Merci Armand 🙂
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Pfiou cest du lourd. Selon beaucoup de temoignages d’EMI et de temoignages de l’au dela (a supposer quils soient vrais) il existeraient une multitude de plans proches de la terre ou les entités se regrouperaient par affinité apres la mort et avant leur future réincarnation. Selon leur evolution, leurs aspirations et leurs croyances, ces ames vivraient dans des mondes tres differents.
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C’est ça 🙂
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