Expérience de mort imminente et sortie hors-du-corps : témoignages, conséquences et réflexions.

Le jour inévitable :

Alors que la noirceur de la nuit avait conquis le ciel, une pluie diluvienne s’abattait sur la ville. La seule beauté des lieux appartenait aux épaisses gouttes d’eau glacées traversant les rayons de lumière émis par les réverbères surplombant les rues. Michael était là, son corps immobile allongé sur le bitume inondé. Son visage apaisé ne laissait rien dévoiler de l’effervescence qui se tramait dans ses pensées.

« Tout ça est très bizarre. Pourquoi la pluie qui coule sur mes joues et qui me gelait il y a cinq minutes me parait maintenant douce comme du coton ? Et pourquoi ces deux types s’agitent comme ça ? Hé les gars je ne comprends pas ce que vous dites d’accord ? Donc pas la peine de vous exciter. Il n’y a pas mort d’homme hein ?… Enfin… euh… bon sang mais si bien sûr ! Je suis en train de clamser comme un boulet en plein milieu de la route ! C’est pour ça que je n’ai plus froid ! Je l’ai vu dans ce fichu documentaire sur Netflix, il parait qu’on ne sent plus rien quand on est en stade avancé d’hypothermie ! Oh bordel c’est la fin ! Pourquoi ils ne me mettent pas au chaud ces deux idiots ! Eh oh messieurs les idiots vous m’entendez ?! Je vais claquer si vous ne faites rien !… Rah ils ne m’entendent pas… bon qu’est-ce que je fais ? Ça y est ma vision commence à se troubler… c’est mauvais signe ça… ou alors je dois aller voir un ophtalmo ? Je demanderai à ma sœur demain le numéro du siens. Mais qu’est-ce que je raconte, moi ? Je ne serai plus là demain ! Dites-moi pas que ce n’est pas vrai ! Comment me sortir de ce pétrin ?!… Réfléchis Micky ! Réfléchis !… La solution c’est… c’est… le guide du voyageur intergalactique ??… Pourquoi je pense à ça moi ? Ah oui c’est parce qu’il donne un conseil en cas de péril imminent ! Hé ! Hé ! Je suis sauvé ! C’était quoi déjà ?… Quelque chose comme si vous êtes sur le point de mourir de façon inévitable vous avez deux options : soit votre vie a été belle et heureuse jusqu’à présent alors soyez heureux d’avoir eu une vie belle jusqu’à présent car ce n’est pas le cas de tout le monde, soit vous avez eu une vie minable remplie de souffrance alors soyez heureux qu’elle se termine enfin car votre calvaire touche à sa fin… Oh ! Mince ça ne m’aide pas ! Roh ! Flûte il y a un bruit ! Je n’entends pas bien mais je suis sûr que ce sont les cloches… Purée non pas les cloches je suis foutu ! Ça se rapproche aïe aïe aïe… mais… mais ce ne sont pas les cloches ! Hourra ! Ce sont les sirènes d’une ambulance ! Merci mon Dieu ! Je suis sauvé ! Merci les mecs et désolé de vous avoir traité d’idiots ! Je vous kiffe ! Vous m’entendez les gars je vous aime !… oh mais… mais non… les gars ne me laissez pas… ça y est je vois tout noir… ça s’annonce mal… en plus je n’entends plus les sirènes… le son s’est modifié… on dirait de la musique… mais… mais c’est… c’est Freddy Mercury !! Je connais cette chanson ! C’est Queen ! « Don’t stop me now »! J’adore cette chanson ! Mais pourquoi j’entends don’t stop me now alors que je vais clamser ? Moi je veux qu’on me stoppe en plus ! Please stop me ! Je ne veux pas partir !… Le son est de plus en plus fort ! Ce n’est pas possible ! On se croirait en boîte ! J’irai bien au Madison d’ailleurs samedi soir ! Mais non ! La seule boîte où je vais aller c’est le Paradaïze mon Dieu !… C’est fou ces conneries sur la mort je croyais qu’on était censé voir sa vie passer devant soi et penser à sa famille… moi je pense à me prendre une caisse en écoutant du Queen en boîte… j’ai vraiment un problème… au moins je n’aurais pas à aller voir un psy pour ça comme cette imbécile de Mélissa …Ha ! Ha ! Qu’est-ce qu’elle est débile celle-là… Bon allez laissons-nous emporter par la musique… mais je ne l’entends plus… il n’y a plus rien… plus que l’obscurité… ça y est.. suis-je mort ? Au moins je me sens tout léger et c’est plutôt agréable en fait… Mais que se passe-t-il ? Au secours ! Quelque chose m’aspire !!! Naaaan… ! »

Michael n’en cru pas ses yeux. Il se retrouva dans un large tunnel bordé de nuages irradiant une légère lumière bleutée. Très vite, il en vit l’aboutissement. Devant lui se dressait une étendue abyssale aux allures de nature céleste. Ce vaste espace était paré d’un éclairage d’une brillance infinie émanant aussi bien du ciel que des brins d’herbes verdoyants tapissant le sol. Chaque centimètre étincelait comme un millier d’astres lunaires. Michael hésita un instant. Il regarda en arrière et déjà l’embouchure du tunnel avait disparu. Il avança alors de quelques pas dans son nouvel environnement empreint d’une saisissante beauté. C’est à ce moment, au bout de quelques mètres, que se propagea en lui un étrange sentiment. Au plus profond de son intériorité, sans qu’il ne puisse l’expliquer, il comprit qu’il venait de revenir chez lui.

FIN

Ceci est évidemment une grossière caricature sortie de ma délirante imagination de la survenue de la mort inspirée des expériences de mort imminente (EMI) ou en anglais Near Death Experience (NDE). Souvent, ces expériences sont racontées ainsi : Un accident ou problème de santé amenant à l’arrêt d’une ou plusieurs fonctions vitales (ça dépend des définitions) puis sortie de la conscience du corps physique observant quelques fois la scène qui se déroule d’un point de vue se situant à l’extérieur du corps physique. Après ça, il peut y avoir un passage dans un tunnel amenant dans un lieu (dimension, plan ?) particulier. Parfois il y a des échanges avec des êtres ou des proches décédés avant le retour dans le corps physique. Il y a évidemment de nombreuses nuances entre les témoignages. Chaque EMI peut avoir des particularités propres à elle-même qui ne se retrouvent pas dans celles des autres (ce qui est d’ailleurs également très présent dans les sorties hors-du-corps). Une constatation sur les personnes ayant vécues une EMI est une transformation de leurs croyances et de leur rapport à la vie matérielle et spirituelle. C’est au moins le cas pour Monsieur Pinson (nom changé) un septuagénaire qui m’a raconté l’expérience la plus bouleversante de sa vie.

L’expérience de mort imminente de Monsieur Pinson :

C’était un soir de Mars 2017. J’étais à un stage de « bien-être » (centre de thalasso, massage et jus détox toussa toussa…) près de Montpellier en train d’échanger sur notre très dure journée (blague) avec le groupe qui était composé d’une vingtaine de personnes. Quand tout à coup, Monsieur Pinson qui était extrêmement discret jusque-là a pris la parole pour nous dire : « Excusez-moi mais j’aimerais vous raconter quelque chose ». Nous fûmes tous très surpris car cela faisait plusieurs jours que notre stage avait commencé et Monsieur Pinson ne s’était pas montré très loquace jusque-là. Tout le monde s’est donc tu pour écouter ce qu’il pouvait bien avoir subitement à nous dire pour prendre la parole ainsi. Il nous a alors dit : « Je ne sais pas pourquoi mais ce soir j’ai envie de vous livrer une expérience que je n’ai raconté qu’à une poignée de personnes. J’ai vécu une expérience de mort imminente, est-ce que ça vous intéresse ? ». Très surpris le groupe a évidemment acquiescé.

Voici donc son histoire :

C’était dans les années 70 (il me semble 78 mais je ne suis plus sûr). Monsieur Pinson est parti en vacances avec sa compagne de l’époque en Asie du SudEst (oui là aussi c’est approximatif mais ce n’est pas important). Alors que tout se passait très bien, en se plongeant dans la culture locale, il entend parler d’un restaurant très connu car l’on y cuisine une omelette avec des champignons « hallucinogènes ». Très curieux et en quête d’aventure, Monsieur Pinson décide d’y aller le soir même avec sa compagne. La soirée au restaurant se passe bien. Il a même trouvé l’omelette aux champignons particulièrement délicieuse (ce passage a fait rire tout notre groupe^^). Après ce succulent dîner, ils rentrent tous les deux à l’hôtel. Ils se couchent (jusque-là tout va bien). Puis, quelques minutes après s’être allongé Monsieur Pinson commence à se sentir bizarre. Il commence même à se sentir « pas bien du tout ». A partir de là, il se met à bouger et remuer dans tous les sens et finit par tomber du lit. Il fait un malaise qui lui fera perdre conscience sur le sol de la chambre. Enfin perdre conscience, pas tout à fait. En effet, sa conscience se met à flotter dans la pièce et il voit très clairement sa chambre ainsi que son corps allongé sur le sol. Il observe sa compagne qui se réveille et commence à s’affairer. D’ailleurs, il la trouve bien calme et bien peu réactive autant physiquement qu’émotionnellement par rapport à la situation critique qui est en train de se passer. Il va même jusqu’à se dire qu’elle abuse terriblement ne comprenant pas pourquoi elle met un temps fou à appeler les secours. Puis d’un seul coup, il se sent tiré vers le haut à une vitesse extrêmement élevée (tiens ça me rappelle quelque chose^^). Il se dit que ça y est, il est décédé et va enfin découvrir ce qu’il y a après la mort. Sa folle course se termine dans un « monde blanc ». Tout est blanc et vaporeux autour de lui. Il ne discerne rien d’autre qu’un brillant brouillard blanc. Il se sent bien et léger, il n’a aucune douleur. Il reste comme ça seul au monde ce qui lui a semblé durer quelques minutes. Soudain, au loin une silhouette commence à se dessiner. Et la chose intéressante c’est que cette silhouette a tout à fait l’air de se diriger vers lui. Cependant, il ne ressent pas spécialement d’angoisse mais, il est simplement très curieux de savoir QUI (?) s’approche vers lui. La silhouette avance et ses traits finissent par apparaître précisément. C’est un homme qui se trouve maintenant devant lui. Ce qui surprend Monsieur Pinson, nous dit-il, c’est que ce n’est pas n’importe lequel car il le reconnaît. C’est son oncle qui sans suspens avait trépassé plusieurs années auparavant. Son oncle lui lance alors : « Qu’est-ce que tu fais là ? ». Avant même que Monsieur Pinson ait eu le temps de répondre son oncle a enchaîné : « Non non non tu n’as rien à faire là pour le moment il faut que tu repartes immédiatement ». Monsieur Pinson a été très déconcerté car il ne s’attendait pas à une telle fermeté qu’il a senti comme une vraie réprimande que l’on fait à un enfant. Soudain, il a senti une force extérieure qui l’a tiré vers le bas. Similairement à l’aller le voyage du retour se fit à toute vitesse jusqu’à plonger dans son corps. Les secours étaient en train de le réanimer dans la chambre d’hôtel. La première chose à laquelle il a pensé c’est à la rancune qu’il avait envers sa compagne qui a pris tout son temps pour prévenir les secours et qui avait l’air d’être aussi stressée et réactive qu’un koala sous psychotrope. Il l’a d’ailleurs quitté sur le champ la soupçonnant de vouloir sa mort pour récupérer son argent. Comme quoi avoir une EMI est un bon moyen pour vous révéler si vous êtes avec le bon partenaire.

Point analyse : C’est vrai, il avait pris des champignons qui ne sont pas sans effets. Peut-on donc la qualifier de véritable EMI ? je ne sais pas. Il faudrait demander aux spécialistes Raymond Moody, Olivier Chambon et le docteur Charbonnier. Cependant, pour Monsieur Pinson ce n’était pas une hallucination et il en est convaincu à tel point que ce n’a pas été sans conséquences sur sa vie. Sans débattre sur la nature de la réalité c’est aussi ça qui fait que toutes ces expériences (EMI, SHC, EMC..) sont dignes d’un grand intérêt car réelles ou non, elles transforment profondément les personnes qui les vivent.

Les conséquences pour Monsieur Pinson :

Venons-en aux conséquences (oui car quand même c’était le but de toute cette histoire). Monsieur Pinson nous a dit que cette expérience avait complètement révolutionné sa vie. Assurément, après ça, il était convaincu que ce qu’il avait vécu était réel et que l’on était autre chose que notre simple corps physique. Fort de la croyance que la vie ne s’arrête pas à la mort, il aurait depuis ce jour totalement changé. Il aurait après cet événement pris avec beaucoup plus de recul tout ce qui se passait dans sa vie, il n’avait plus peur de la mort et il aurait même fait attention à être plus « aimable » (pour reprendre le mot qu’il avait choisi) avec les personnes rencontrées dans sa vie. En revanche, cela lui avait également causé une grande solitude. Non seulement car il a mis des années avant d’avoir le courage d’en parler (et encore que très exceptionnellement) mais aussi car il se sentait en décalage avec le reste du monde.

Je pense que tous les expérienceurs sont d’accord sur le fait que de vivre ces événements engendre tout un tas de répercussions sur notre rapport au réel. Car oui ces phénomènes en jaillissant brutalement dans nos vies portent un coup mortel au modèle du réel que nous nous sommes forgés depuis notre arrivée sur ce rocher dans la banlieue de la voie lactée. Cette transformation de notre vision de la réalité commence par impacter notre vie quotidienne du fait du changement qui s’opère dans notre mental. Il y a des effets qui sont positifs et d’autres négatifs mais cela dépend surtout des conditions de l’expérienceur. Ici on va faire un peu d’occidentalo-centrisme car évidemment selon les cultures et les croyances de chacun cela va totalement différencier l’influence de ce type d’expériences. Il est évident qu’un péruvien qui vit dans la jungle dans une tribut chamanique ne sera pas heurté de la même manière qu’un français vivant dans un T2 au 5ème étage d’un immense bloc bétonné. Et encore plus si ce dernier n’a jamais entendu un seul mot sur ces phénomènes et vit avec un modèle du réel basé sur un matérialisme primaire. Bon c’est vrai que cela devient de plus en plus rare de nos jours mais ce fut le cas pendant très longtemps et la prédominance apparente de ce modèle a créé quelques conséquences plus ou moins négatives selon les cas (oui on commence avec le négatif avant de finir par le positif). Comme mentionné par Monsieur Pinson, le premier de ces effets est l’isolement dû au bug matriciel dans notre construction mentale de la réalité de l’environnement qui nous entoure.

Effondrement de la réalité et marginalisation sociale :

Après ce type d’expérience où l’on se retrouve conscient dans un corps subtil à l’extérieur de son corps physique, nous avons bien souvent un message d’erreur qui s’installe dans notre mental. Et pour cause, on vient de pérégriner en flottant avec un corps subtil dans la réalité physique (ou non > autres dimensions) tout en ayant rencontré des entités non-physiques (Point info : il faudra que je fasse un article (ou plusieurs) pour que je puisse raconter mes expériences de sortie dans la réalité physique ainsi que sur les raisons qu’ils me font penser que les entités rencontrées sont souvent bien réelles et non des projections mentales car on me questionne souvent sur ces deux points). Donc par conséquent, après une telle excursion il est difficile dans notre vie de tous les jours de petit occidental de ne pas voir son mental vacillé. En tout cas ce fut le cas pour moi lorsque ces phénomènes se déclenchaient alors que je n’avais que 16 ans.

Mise en situation, nous sommes en 2004 (souvenirs-souvenirs rétro) :

J’ai 16 ans et je vais au lycée. Je vis une de ces expériences transcendantales (paralysie du sommeil ou sortie hors du corps) dont je ne sais alors rien mis à part qu’elles sont tout à fait réelles (pour moi). Elles me font même carrément bader (dans le sens me font peur et ne me réjouissent pas du tout à cette époque). Et là, que je sois déjà réveillé ou non arrive le son le plus détestable de l’univers multidimensionnel (nul besoin de le préciser car je sais que vous savez que nous savons tous qui il est) celui qui marque le top départ de nos journées. C’est alors qu’il faut se lever pour aller prendre son petit déjeuner avec sa famille, aller se doucher et se brosser les dents (vous remarquez qu’il n’y a pas le check du smartphone qui n’existait pas encore > ah cette bonne vieille époque). Ensuite c’est au tour du pesant sac à dos d’être préparé avec d’innombrables livres et cahiers. Puis un peu de sport, il faut galoper alors qu’il n’est que 6h50 du matin dans le froid et la nuit pour arriver à temps à l’arrêt de bus. Il ne faut absolument pas manquer cette sublime boîte de conserve roulante dans laquelle, serrés comme des orteils, on converge vers ce lieu enchanteur où l’on nous apprend la sagesse universelle : « le bahut ». Finalement, après avoir assisté sur la route à de galantes moqueries et autres dénigrements entre jouvenceaux, on se retrouve assis sur une chaise remarquablement confortable à écouter de fascinants discours. Et boom ! C’est là que le bug se produit. On repense à l’expérience et on se dit : « c’est impossible je n’ai pas pu réellement vivre ça ». Ce qui me semble normal car comment à ce moment précis, alors qu’on est au milieu de la salle de classe du lycée, peut-on intégrer dans notre modèle du réel ce qu’il s’est passé ? A savoir que seulement quelques dizaines de minutes plus tôt on était à l’extérieur de notre corps physique dans un corps subtil et confronté à des êtres qui n’appartenaient pas à la dimension physique. C’est totalement impossible. D’autant plus quand il y a à côté de vous (attention ça va caricaturer sévère) : le légendaire groupe de filles qui juge et rabaisse tout le monde, le mec relou qui projette des boulettes de papier baveuses avec sa sarbacane en stylo bic, les sportifs qui font des blagues scabreuses pour se faire remarquer… et le meilleur de tous… le mec mystérieux qui se cale toujours au fond de la classe, qui ne parle à personne et est toujours habillé en noir avec un chapeau en se croyant plus intelligent que la masse (désolé pour tous les élèves moyens dont je faisais partie qui sont oubliés car trop peu intéressants). Naturellement, au milieu de tout ce bazar très terre à terre il est très difficile de faire autre chose que de cliquer sur le bouton « ignorer le message ». Mais ce message revient plusieurs fois dans la journée à chaque fois qu’on y pense. Et plus on clique sur ignorer, plus l’expérience si intense qu’on a vécu précédemment nous paraît irréelle. L’effet est encore plus notable quand plusieurs jours se passent car plus les jours passent et plus on se dit que ce qui nous est arrivé est invraisemblable. Paradoxalement, malgré ces messages d’erreur dus à la résistance de notre ancienne conception de la réalité, ces expériences sont si intenses qu’elles restes gravées en nous.

Bien sûr cela marche également lorsqu’on est au boulot avec nos collègues et notre patron, à l’anniversaire de l’oncle Gérard ou encore simplement en train de boire un verre avec nos amis à la terrasse du café branché du coin. Il y a toujours ce même message d’erreur.

Mais pourquoi ? Ce phénomène semble trouver une hypothétique explication dans le fait que le cerveau physique ait du mal à intégrer les expériences appartenant au champ extra-physique. L’expérience serait tellement loin des données habituellement traitées par le cerveau que celui-ci essaierait à tout prix de les modifier, de les ranger ou de les effacer (un peu comme pour les traumatismes). Une autre hypothèse avancée serait que notre cerveau physique serait trop limité pour toutes ces données. Un peu comme un vieux pc à qui l’on voudrait installer un logiciel récent. J’ai un petit penchant pour cette hypothèse après avoir vécu une expérience où j’avais l’impression d’avoir toutes les réponses à l’univers (oui oui rien que ça) c’était assez extraordinaire. Tout me paraissait extrêmement logique et clair, tout était à sa place et avait un but entièrement logique. Je comprenais tous les mécanismes de la vie c’était vraiment très jubilatoire. Quand je suis revenu à moi dans mon corps physique, j’ai voulu instantanément me souvenir de tout ça et de pourquoi le fonctionnement de l’univers était harmonieux… mais impossible. Pourtant, dix secondes plus tôt je comprenais « TOUT » et là je ne savais plus rien… c’était un peu comme quand on a une réponse sur le bout de la langue, on sait qu’on sait mais ça ne vient pas. Une immense frustration en a découlé. (Point info : Je développerai cette expérience dans un prochain article mais on va voir avec le témoignage de l’EMI de Sylvie (en fin d’article) que des personnes ayant fait des EMI parlent aussi de ce phénomène. Ça m’amène à penser que les expériences de SHC et d’EMI ont beaucoup de similitudes mais c’est un autre sujet. .

Sentiment de solitude :

Un autre effet en plus du bug de notre mental est de faire naître un sentiment de solitude en nous. Assurément, la terrible conséquence d’un monde matérialiste qui dément et calomnie ces expériences est de créer en nous une peur de paraître ridicule et de passer pour un illuminé. On choisit donc l’option qui semble la plus simple qui est de ne pas en parler. Ce qui provoque une déplaisante sensation d’isolement et de frustration car l’expérience est autant réelle pour celui qui la vit (et même parfois plus réelle) que le reste de sa vie. Et je dirais même plus, cela lui paraît beaucoup plus important que les conversations sur le quotidien devenues en apparence futiles. Alors bien évidemment on trouve toujours quelques personnes de notre entourage pouvant entendre notre témoignage mais ça n’enlève pas le fait que bien souvent elles ne comprennent pas. Et même si on a la chance de pouvoir en parler et de trouver des personnes qui comprennent, quoi que l’on fasse et où que l’on se trouve, on se sent en décalage avec les activités courantes de la vie matérialiste. On sait par l’expérience que la vie n’est pas simplement « que ce que l’on perçoit » avec nos cinq sens habituels. On sait aussi qu’il serait possible de vivre autrement que de passer par un « monde théâtre » basé sur une partie extrêmement limitée des perceptions de la réalité. Par corollaire, tout le schéma classique du désir d’une vie bien ficelée et régentée par des masques de façade et des règles sociétales établies sur de la piperie fond comme le glaçon de votre jus d’orange pressé par une belle après-midi d’été (enfin pour une bonne partie des expérienceurs). Pour faire plus simple, après une telle expérience plus rien n’est comme avant et on se sent décalage partout et tout le temps (ou presque). On fait souvent semblant comme le faisait mon « moi » adolescent qui après avoir mangé ses céréales infestées de sucre allait au lycée avec son MP3 dans les oreilles en écoutant « three little birds » du vieux Bob (ah heureusement qu’il est toujours là pour nous rappeler qu’every little thing gonna be all right).

La chute de l’humain roi céleste :

Ce changement de notre cosmologie personnelle entraîne donc une profonde transformation intérieure. Évidemment comme pour tout le reste celle-ci diffère d’un individu à l’autre. Si certains vont se penser être des élus intergalactiques venant d’alpha du centaure (en un mot : lol) cela va amener heureusement la plupart des expérienceurs vers une certaine humilité. Je ne parle pas dans leur personnalité (loin de là) mais au moins sur la vision qu’ils ont de la place de l’homme et de ses connaissances sur l’univers multidimensionnel dans lequel nous sommes tous plongés. Car en vivant tout ceci, on se rend compte (ou du moins on est censé se rendre compte) que l’étendue de nos connaissances sur la réalité de notre univers à atteint le très haut niveau d’à peu près quedal, nada, oualou et peau de chameau. Socrate avait raison dans sa très célèbre maxime « scio me nihil scire » signifiant « je sais que je ne sais rien ». Assurément, on se rend compte à quel point nous ne sommes que des petits vermisseaux qui sont très très loin de savoir ce qui se passe dans le monde, dans la galaxie, l’univers et le multivers multidimensionnel. La rencontre avec certaines entités achève totalement notre croyance d’être les consciences les plus intelligentes de la création. On comprend qu’on est extrêmement éloigné de la suprématie technologique, éthique, de la connaissance et de l’intelligence. Quelquefois, la remémoration du fait de ne pas être au sommet de la montagne de l’intelligence remet en question notre comportement envers les animaux par cette simple réflexion : « si je ne suis pas au sommet, cela signifie que ceux qui sont « au-dessus » pourrait me traiter comme on traite les animaux. Je n’ai pas envie de ça, donc peut-être que je devrais revoir comment je traite les animaux » (voilà c’était l’instant Vegan Friendly). Dit autrement, ces expériences amènent à changer complètement le rapport qu’on entretenait sur notre place en tant qu’être sensible et nous aide à remettre à sa juste place le curseur de notre niveau de savoir.

Mais pas forcément (oui j’aime me contredire) :

Nous les dieux ? le centre de la création ? nous ne serions donc pas au sommet et nous ne comprendrions rien ? mah c’est impossible ! brulez-moi ces hérétiques !

Je suis assez mitigé car pour moi la réponse est à la fois oui (comme on vient de le voir) mais également non. Ainsi, comme je l’ai raconté plus haut avec mon expérience (et comme on va le voir avec l’expérience de Sylvie) parfois notre conscience a accès à un immense savoir et une maturité très supérieure à celle que nous connaissons dans notre petit cerveau. Nous nous définissons souvent par le niveau extrêmement faible qu’a atteint l’être humain. Mais en réalité, il faudrait voir quel est notre niveau en dehors du corps humain, un niveau qui bien souvent transcende les possibilités maximales de notre cerveau (et de très loin) (Ps : certains racontent aussi atteindre ce genre d’état en méditation profonde). Ça pose question, car si notre niveau change en fonction du fait d’être ou non dans un corps physique ou de changer d’état de conscience, comment définir le niveau d’une personne et même d’une espèce ? peut-être ne sommes-nous pas si vermisseau que ça finalement ? je vous laisse méditer là-dessus.

Rapport à l’énergie : May the Force be with us

Une autre modification qui s’opère en nous est notre rapport à l’énergie. Encore une fois rappelons que derrière ce terme nous faisons ici référence à cette sorte de matière ondulatoire subtile (il n’y a définitivement aucun vocabulaire permettant de la définir correctement*) dont il est possible de développer la perception à l’état de veille et qui est fortement présente lors d’une sortie hors du corps (même partielle). Finalement, le meilleur terme est peut-être celui de Maître Yoda : La Force. La Force cette énergie qui est partout et en tout. Si à l’état de veille il est parfois difficile de la percevoir on la ressent très ardemment en sortie hors du corps. Force est de constater (> petit jeu de mot^^) que plus on fait de sorties (dans lesquelles on sent très bien l’énergie) plus on en apprend sur son fonctionnement et plus cela en facilite notre perception lorsque l’on est bien réveillé dans notre corps physique. On se rend alors vite compte que tout est imprégné par l’énergie et que nous sommes donc reliés à tout et qu’absolument tout compte. On ne va pas développer ici le concept qui demanderait à lui tout seul une pentalogie livresque mais juste énoncer le développement perceptif qui peut se produire avec plus ou moins d’intensité. Ce développement se traduit par une perception accrue des champs énergétiques des lieux et des personnes. C’est-à-dire que l’on est beaucoup plus sensible aux ressentis des informations que peuvent émettre les lieux et les personnes. Concrètement, si une personne dégage de la bienveillance ou au contraire de la colère on le ressent beaucoup plus intensément. En sortie tout ça est perçu très fortement, est-ce la raison pour laquelle cela développe cette caractéristique lors de l’état de veille ? C’est une hypothèse. La sensibilité aux champs énergétiques provoquera indubitablement une attirance pour la nature car très vite ça nous fait sentir que les énergies qu’elle dégage sont bien plus saines que le reste (attention on n’est pas loin de finir de marcher pieds nus dans l’herbe en faisant des câlins aux arbres). Alors vous allez me dire que tout ceci reste très abstrait, c’est vrai. Cependant, ça se répercute de manière très effective. Si on essaie de se concentrer sur ses propres sensations énergétiques on sent véritablement une différence de substance et de qualité. Nos pensées et sensations ainsi que celles reçues des autres et de l’environnement extérieur vont impacter la qualité énergétique. C’est là qu’on comprend que l’IAC (international academy of consciousness) avait vu juste en reliant ces principes dans son concept de « pensène » (pensée / sentiment / énergie) (cf. mes articles précédents et les livres de l’IAC dans la bibliographie du blog). Enfin, pour terminer (même si comme dit précédemment on pourrait développer ce phénomène sur des milliers de pages) on sent tout simplement beaucoup plus cette matière ondulatoire subtile de manière générale. Et le fait de plus la ressentir fait qu’on est beaucoup plus attentif à ce qu’on fait et on essaie (je dis bien on essaie^^) d’être plus en harmonie avec ce qui nous entoure et au type d’énergie qu’on émet.

Pour résumer car je me rends compte à la relecture que ce n’est pas forcément hyper clair :

– On sent beaucoup plus l’énergie et les perceptions liées à celle-ci et plus fortement encore lors d’exercices énergétiques.

– On sent beaucoup plus les informations contenues dans l’énergie des personnes ou des lieux (informations bonnes ou mauvaises).

– On sent la modification de sa propre énergie en fonction de nos propres pensées, sentiments, émotions (mais aussi des pensées, sentiments, émotions des autres). Cette modification se fait aussi sentir par les informations contenues par l’énergie des lieux, objets, films, livres etc.

Conséquences : Cela va amener à une modification de sa façon de percevoir et agir avec le monde qui nous entoure. En effet, on va faire beaucoup plus attention à tous nos actes, paroles, pensées, personnes, lieux fréquentés, films regardés etc… mais aussi à toutes ces mêmes choses chez les autres car on constate que cela nous impacte fortement au niveau énergétique.

*Un très bon article de Pierre Emmanuel sur une réflexion autour de la définition du terme de l’énergie : https://explorationconscience.wordpress.com/?s=energie

Et la fin du corps physique dans tout ça ?

Sans doute le moment le plus redouté, le moment le plus mystérieux, le moment le plus inconcevable de tous, celui de la fin de notre vie. Mais qu’est-ce que la fin de notre vie ? pour y répondre en enfonçant une porte ouverte commençons par définir la vie dont voici la définition du Larousse (https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/vie/81916) dans son sens premier :

« Vie : nom féminin (1atin vita). Caractère propre aux êtres possédant des structures complexes (macromolécules, cellules, organes, tissus), capables de résister aux diverses causes de changement, aptes à renouveler, par assimilation, leurs éléments constitutifs (atomes, petites molécules), à croître et à se reproduire. »

Ce serait donc la fin du caractère propre aux être possédant des macromolécules, cellules organes… Hum ? excellent, c’est très intéressant tout ça. Sauf que, même en lisant les quinze autres sens dans ce même dictionnaire on sent qu’il manque quelque chose, que cette définition est incomplète par rapport à ce que nous sommes au fond du fond. Allons voir la définition de la mort :

« Mort : nom féminin (latin mors, mortis) : 1. Perte définitive par une entité vivante (organe, individu, tissu ou cellule) des propriétés caractéristiques de la vie, entraînant sa destruction. »

Mince, ce n’est pas mieux. On y trouve qu’une histoire d’organe, d’individu de tissu ou de molécule. Je ne serais donc que des molécules organisées en structures complexes ? Il doit m’échapper quelque chose ! Regardons à individu : « être humain » puis à être humain : « Qui possède les caractéristiques spécifiques de l’homme en tant que représentant de son espèce ». Toujours pas ! regardons à homme : « Primate caractérisé par la station verticale, par le langage articulé, un cerveau volumineux, des mains préhensiles ». Ah !

Donc le problème insoluble est enfin expliqué ! la fin de la vie c’est :

« La perte définitive de molécules (agencées en système complexe prenant la forme d’un primate en station verticale avec des mains préhensiles) des propriétés caractéristiques [du caractère propre aux structures complexes de résister aux diverses causes de changement, aptes à renouveler, par assimilation, leurs éléments constitutifs (atomes, petites molécules), à croître et à se reproduire], entraînant sa destruction ! »

CQFD ! Merci bonsoir abonnez-vous !

La mort la fin de notre pensée ?

Donc ce n’est pas clair ! Il n’est alors pas étonnant que ce moment reste redouté et surtout mystérieux. Évidemment, la question que tout le monde se pose n’est pas de savoir ce qu’il va advenir de nos molécules mais bien de savoir de ce qu’il va advenir de notre « moi ». Qu’est-ce que le moi ? C’est une question qui donne le vertige tellement la réponse est complexe mais ici on va se contenter de le définir par « ce qui donne naissance à notre pensée » ou « l’entité pensante » que l’on appelle parfois de manière détournée et tronquée : « la conscience ». On pourrait débattre infiniment sur ces définitions et ces termes ainsi que sur la nature du moi ou du non-moi des non-dualistes mais aujourd’hui « l’entité pensante » sera assez satisfaisante pour comprendre le reste.

La question n’est donc plus qu’est-ce que la fin de vie ? ou qu’est-ce que la mort ? mais qu’adviendra-t-il de cette entité que j’appelle « je » qui crée mes pensées après la destruction de mon corps physique ?

Pour tous ceux qui pensent que le cerveau crée cette « entité pensante » la réponse est simple : « rien ». C’est-à-dire le néant ! cela signifie que rien n’a jamais existé et rien n’existera jamais plus vu que « l’entité pensante » disparaît pour toujours avec la destruction du cerveau auquel elle est associée. Je me demande parfois si des personnes sont vraiment convaincues de cela ? si oui à quoi bon vivre puisqu’à la fin, pour cette conscience, ce serait comme si rien n’avait existé, n’existe ou n’existera car il n’y aura plus rien pour penser ou se souvenir de quoi que ce soit. Selon moi, soit ces personnes ne sont pas entièrement convaincues, soit elles n’ont jamais pris le temps de vraiment réfléchir à ce qu’une telle issue impliquerait.

Ensuite, nous avons tous les autres. Ceux qui pensent que « l’entité pensante » n’est pas générée par le cerveau et par conséquent que celle-ci peut survivre après la destruction de cet organe. C’est à l’opposé des partisans du matérialisme dont on vient de parler et pourtant on retrouve bien souvent le même problème. Si vous lisez ces lignes il y a de fortes chances que vous fassiez partie tout comme moi de cette catégorie. Mais est-ce qu’on se rend vraiment compte de ce que cela implique ? On pense qu’à la destruction de notre amas de molécules structuré en forme de primate notre « entité pensante » va changer de plan (dimension, état…) et se balader au calme à travers différents « lieux ». Il y a tout un tas de féeriques scénarios imaginés par les humains. Pour n’en citer que quelques-uns : retour à la source divine pour n’être plus qu’un avec le grand Tout, une progression par pallier sur différents plans de plus en plus subtils permettant l’évolution de la conscience (cette vision peut être couplée avec des cycles de réincarnation ou non), se retrouver pour toujours dans un lieu très chaud à l’odeur de barbecue ou dans lieu très agréable semblable à un Center Parcs à siroter des cocktails avec des saints, des anges et le Grand Manitou. Mais concrètement nous rendons nous compte vraiment de ce que ça signifierait ?

Exercice de visualisation :

Pensez-y ce soir quand vous vous coucherez en fermant les yeux dans votre lit de ce qu’une telle situation impliquerait. Simulez votre mort. Essayez de vraiment imaginer ce que vous penseriez si cette journée était la dernière et que quand vous allez fermer les yeux ce sera la fin et que vous ne reviendrez JAMAIS dans votre corps physique. Imaginez qu’une fois vos yeux fermés vous sortirez de votre corps physique et que plus personne sur Terre (sauf perceptifs évidemment) ne pourra vous voir ni communiquer avec vous. Quel étrange sentiment que de vraiment se rendre compte qu’on ne pourra plus jamais utiliser son smartphone, commander une pizza ni même finir sa série Netflix alors qu’on a attendu deux ans la nouvelle saison (un vrai scandale !). Adieu mon chat, mon appartement ou maison avec piscine, ma voiture dont je viens pourtant de claquer six cents balles pour changer la courroie de distribution. Mince mon beau jardin avec le grand potager en permaculture que je montrais fier comme Artaban à tous mes invités. J’ai passé tant de temps à arroser, planter, me battre contre les insectes pour qu’il soit parfait. Adieu mon boulot et mes collègues que je ne reverrai jamais ou adieu ma pension de retraite bien méritée après des dizaines d’années à bosser avec Mélissa la secrétaire de la patronne qui me pourrissait la vie. Adieu mon café du matin que je bois sans sucre car je suis un « vrai » qui boit son café sans altération. Adieu les publicités à la télé, les acteurs de cinéma, les restaurants et les discussions palpitantes que j’avais avec le vendeur de légume au marché le jeudi matin. Adieu la coupe du monde, les partis politiques et ma guerre avec le voisin qui ne voulait pas couper son arbre qui dépassait sur ma propriété (raaaaaaah il va pouvoir le laisser pousser comme il veut maintenant). Adieu mes diplômes, mon compte en banque, mes followers sur Insta et ma coupe de Judo gagnée quand j’avais douze ans mais que pour rien au monde je ne jetterai. Plus jamais je n’irai faire les courses à Auchan et faire mon jogging au parc à côté en promenant mon chien. Adieu mes amis, ma famille et mes enfants. Adieu tout quoi. Imaginez que tout ça n’a plus aucune espèce d’importance car on ne fait alors plus partie de ce monde. Toutes ces choses auxquelles on donne tant d’importance et qui constituent notre vie appartiendront désormais à un passé contenu dans une autre dimension (on pourrait aussi dire plan ou état de conscience).

Qu’est-ce qui peut alors nous arriver ? on peut se retrouver dans des mondes ou des dimensions très loin de ce qu’on connaît sur Terre, avec des lois (environnementales) voire des entités très différentes. Que se passerait-il si là instantanément on vous téléportait sur une planète remplie d’extra-terrestres ou vous ne connaîtriez personne ? Que ressentiriez-vous ? Eh bien c’est un des scénarios possibles. C’est assez perturbant si on prend vraiment le temps de se mettre dans la situation.

Un autre niveau de conscience ?

Mais ça peut tout aussi bien être différent comme le rapporte des expérienceurs. On peut se retrouver dans des endroits familiers, avec des personnes familières qu’elles aient été ou non avec nous sur Terre. On peut même se retrouver dans un état de conscience totalement différent. Tout comme je l’ai raconté un peu plus tôt dans l’article il arrive que l’on ait des expériences où notre « entité pensante » change complètement de niveau de connaissance modifiant en même temps notre « personnalité ». Tout en restant nous, nous ne sommes plus nous. On peut se sentir plus mature jusqu’à même avoir toutes les réponses et cela sans changer la perception d’être nous-même. Ce serait un peu comme le « nous adulte » qui est bien différent du « nous enfant » et qui pourtant reste « nous-même ».

J’ai reçu un témoignage de Sylvie qui me paraît être une expérience de mort imminente assez peu commune car arrivée très tôt dans sa vie terrestre (à l’âge de 2 mois) qui raconte justement ce phénomène. J’ai laissé tel quel son témoignage (enfin le passage sur l’EMI) que voici :

L’expérience de mort imminente de Sylvie :

« Je devais avoir environ 9 ans lorsque je me suis décidée à demander des explications à mon père, à propos d’un souvenir que j’avais depuis toujours. C’était une décision difficile car il était sévère et je le connaissais peu car il voyageait beaucoup. J’étais moi-même pensionnaire. Je ne voyais mes parents que pendant les vacances trimestrielles. Les occasions étant rares je me suis jetée à l’eau si je puis me permettre de m’exprimer ainsi.

Mon père était en train de se détendre dans sa chambre, et j’ai pensé que le moment était assez bien choisi pour lui raconter mon histoire. J’ai pris mon souffle et mon courage à deux mains. Puis, j’ai commencé à parler. Voilà dis-je :

« Je me souviens de la mort d’un bébé, et j’aimerais t’en parler. Je me rappelle que toute la famille était en ébullition et s’affairait autour d’un bébé qui était dans les bras tantôt de ma grand-mère, de ma mère ou encore de l’une de mes tantes. Elles s’agitaient, faisaient de grands pas dans le couloir et hurlaient le bébé est mort ! le bébé est mort ! il ne respire plus ! »

Mon père m’interrompit brusquement et me dit d’un ton qui n’admettait pas la réplique :

« Non, c’est impossible que tu te souviennes de cela. Tu te rappelles de la mort de ta grand-tante qui a voulu t’embrasser avant sa mort ; tu devais avoir 3 ans. C’est tout. »

Le sujet était clos. Je quittai la chambre déçue et pas contente du tout de la réponse de mon père. Un an plus tard, au cours des vacances, mon père était là. Je repris mon courage à deux mains pour avoir une réponse claire. J’étais fermement décidée à ne pas m’en laisser conter comme lors de ma première tentative. Je lui dis clairement :

« Écoute papa, je t’ai déjà parlé de ce souvenir que j’ai de la mort d’un bébé. Tu m’as dit qu’il s’agissait de la mort d’une vieille tante lorsque j’avais 3 ans. Admettons que j’ai embrassé ma grand-tante mourante à 3 ans. C’est possible, mais je n’en ai aucun souvenir. Je ne me souviens de rien qui ressemble à cela. Je me souviens pas du tout d’une vieille dame. Ce n’est pas cela j’en suis sûre. C’est très différent. »

Il m’a regardé et a capitulé. Et là il m’a dit qu’il s’agissait bien de moi. On m’avait retrouvée sans vie, dans mon berceau chez ma grand-mère. J’étais toute bleue et je ne respirais plus. Ils ont appelé un étudiant en médecine, ami de la famille qui habitait sur le même pallier. Ce dernier m’a réanimée. J’aurais fait ce que l’on appelle aujourd’hui une « MSN » à savoir une mort subite du nourrisson. J’avais alors seulement 2 mois.

Quelques années après devenue une jeune femme, j’ai interrogé ma mère qui m’a dit : « Je n’ai jamais tenu d’autre bébé mort que toi dans mes bras ». C’était bien cela dont je me souvenais. Cette MSN, je l’avais vécue et je m’en souvenais, je m’en suis toujours souvenue.

Voici ce dont je me souviens :

J’étais dans une chambre d’adulte où il y avait un berceau. Je regardais la scène avec sérénité. Je ne bougeais pas. J’observais tout ce remue-ménage tout simplement. Je n’étais pas affectée par cette scène. Je n’y participais pas. J’étais là, je comprenais ce qui se passait et je n’y étais pas impliquée. Je n’avais pas d’émotion. Les adultes allaient et venaient, criaient, choqués par le bébé sans vie, inanimé.

J’étais d’un calme olympien. J’occupais tout l’espace. J’étais à la fois immense et sans limite. Je pouvais tout voir. Comment dire ? J’avais aussi une conscience et une connaissance illimitée. Les mots pour exprimer mon ressenti n’existent pas. En tous les cas je ne les trouve pas. Je savais tout, je n’avais pas d’interrogation. J’étais dans un état d’être incommensurable et indescriptible. J’étais une adulte. Oui, J’étais à ce moment-là une adulte incroyable. Pas une adulte comme je le suis ici et maintenant.

Enfant et adolescente, j’ai toujours pensé qu’être adulte, ce serait être comme je l’ai été à ce moment-là. C’est-à-dire immense avec une plénitude sans pareille et une connaissance universelle d’une ampleur indescriptible. Pas de doute, pas de questionnement. Je pensais vraiment enfant qu’en grandissant je deviendrai comme cela. « Être, être tout et vice versa ». « J »étais cela et cela était tout ». C’est indicible et indescriptible car il n’y avait pas de séparation, ni de notion d’espace, ni de temporalité.

Seulement je n’ai plus jamais été comme cela. Je suis vraiment minuscule jusqu’à présent.

Je dois la vie à cet étudiant qui est devenu chef de clinique dans un hôpital en région parisienne ».

Synthèse :

Que ce soient les EMI ou les SHC, ces expériences ont de nombreuses conséquences sur la vie des personnes qui les vivent :

– Modification du modèle du réel et beaucoup de questionnement sur la nature de la réalité.

– Parfois sentiment d’être en décalage avec la société.

– Parfois sentiment de solitude (même si les réseaux sociaux permettent maintenant aux expérienceurs de se retrouver et de se sentir moins isolés tout comme l’avait fait en 1975 la sortie du livre de Raymond Moody pour les expérienceurs d’EMI).

– Nouvelle vision de la vie, de la nature et de notre environnement.

– Modification de notre rapport aux énergies avec une plus grande sensibilité (ça c’est peut-être plus pour les SHC qui sont répétées que pour les EMI qui sont ponctuelles).

– Modification de notre rapport à la fin de la vie. Un apaisement par rapport à ça et une peur amoindrie (sans disparaître totalement faut pas « déconner » non plus).

– Modification de notre vision de la place de l’humanité en rapport avec les contacts avec des consciences extra-physiques.

– Modification de notre rapport à nous-même car on se rend compte que l’on est non seulement plus que notre corps physique mais parfois aussi que l’on a accès à « entité pensante » bien supérieure à celle que nous avons ici et maintenant.

Conclusion :

Les SHC et les EMI entre dans nos vies et en seulement quelques instants fracassent la conception de la réalité que nous avions si minutieusement et patiemment érigé pendant de longues années. Les conséquences engendrées par ces expériences sont variées et dépendent évidemment de chacun. (Fin de la conclusion scolaire).

Comme d’habitude je n’ai pas pu dire le quart du dixième du centième de ce que j’aurais voulu dire (oui d’article en article je rajoute des fractions). J’aurais pu aussi parler de cette sensation très étrange qui ne nous quitte plus après ces expériences. Cette sensation sur la nature de la réalité. Je regarde par la fenêtre et je vois les arbres, les personnes et ça ne me paraît pas différent des perceptions en sortie. Les deux réalités se mélangent et on ne fait plus de différence entre cette réalité et « les autres ».

Je tiens à remercier Sylvie pour son témoignage écrit qui a gentiment accepté de le diffuser ainsi que Monsieur Pinson si un jour il passe par là. Les témoignages de tous ces phénomènes sont de moins en moins rares notamment grâce aux réseaux sociaux qui les ont fait exploser et pourtant sont toujours trop peu pris en compte. Imaginez une société qui prendrait réellement en compte cette réalité, elle serait bien différente. Une personne qui a imaginé cette société c’est l’écrivain Bernard Werber dans son exceptionnel livre « Les Thanatonautes ». Peut-être que les grands fans auront remarqué les petites références au livre que j’ai placé dans l’article. Pourquoi ? car ce livre a changé ma vie. Quand je suis tombé dessus c’était la première fois je voyais des références à des expériences que je vivais depuis plusieurs années, je n’en revenais pas. Je raconterais peut-être cette anecdote en détail une autre fois.

Mille excuses auprès des Mélissa qui en ont pris deux fois pour leur grade. Je n’ai aucune animosité particulière envers ce prénom que je trouve par ailleurs très joli.

Kevin Linden

Les prochains articles :

Une technique pour provoquer l’état vibratoire à l’état de veille et en SHC et en lien avec les religions (oui oui les religions ça risque de piquer) > si ça c’est pas du teasing ?!

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2 commentaires sur “Expérience de mort imminente et sortie hors-du-corps : témoignages, conséquences et réflexions.

  1. Tu m’as tué !…😅
    C’est pas un post, c’est un roman !!!😂
    Non sérieusement, c’est super bien écrit et très intéressant!!!
    Je mettrai sur le groupe Facebook les réflexions que ton article a fait émergé en moi.
    Et merci à toi car j’imagine que ça prend du temps de mettre tout ça en forme et par écrit.🙏

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